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Notre démarche

La méthodologie

 

Les activités de l'ALVF-EN se développent à partir des Centres de Vie des Femmes et des Brigades de Dénonciation

Les Centres sont au cœur des activités de l’ALVF. Le premier, celui de Maroua,  fonctionne depuis 1998, suivi de celui de  Kousseri en 2005. Dans ces centres d’écoute et de parole,  les femmes et les jeunes filles abandonnées par leurs époux, les victimes de viol et de violence physique et les jeunes filles cherchant à échapper à des mariages précoces ou forcés trouvent une écoute attentive, une possibilité de médiation, un appui légal et médical. Les Centres sont aussi un lieu de rencontre, d’information et de documentation à l’intention de tous ceux concernés par la violence faite aux filles et aux  femmes.  Dans le but de rendre les victimes autonomes, les Centres de Maroua et de Kousseri  ont suscité la création des Associations pour l’Autonomie et la Promotion des Droits de la Fille et de la Femme (APAD). Les APAD donnent  aux jeunes victimes un espace pour socialiser,  se supporter l’une et l’autre et trouver collectivement des solutions pour assurer leur survie.  Le Centre de Maroua supporte également quatre  Groupe d’Initiative Commune (GIC) à Maroua,  qui encadrent  les activités de 42 micros entreprises individuelles,  avec le support de MIFED une institution de micro finance. Les APAD et les GIC  sont d’un point de vue opérationnel, indépendants des Centres,  mais  sont des outils de sensibilisation de la population actifs et efficaces sur les conséquences des mariages précoces et forcés. De 2005 à 2013,  c’est plus de 1 500 victimes qui ont transité par les Centres et  au moins 25% des victimes sont devenues plus autonomes en retournant à l’école, en créant des micros entreprises ou en s’initiant à un métier. Elles sont devenues des survivantes.

Les Brigades de Dénonciation, devenues depuis peu des Associations de Dénonciation des Violences faites aux Filles (ADVF ou ADEVIFE) sont actives dans les communes et les écoles primaires auprès des jeunes filles de moins de 18 ans.  Leur rôle est de faire de la dénonciation, la sensibilisation  et l’accompagnement afin de prévenir les violences faites aux filles d’une part; d’accompagner, soutenir  les victimes et survivantes de violences. Chaque brigade compte environ 20 membres dont des enseignants, des chefs traditionnels et religieux, des parents, des élèves et des représentants des médias. Un rôle des ADEVIFE est celui d’accueillir  dans les centres d’écoute,  un espace privé, les jeunes filles violentées et de les rediriger vers la ressource appropriée. Les ADEVIFE encadrent également les Clubs de Fille qui sont leurs portes paroles à l’intérieur de l’école et à qui elles donnent des formations relativement à des pratiques sexuelles saines et aux droits des filles. Les Clubs de filles peuvent également identifier les jeunes filles menacées de mariages forcées et celles  retirées sans justification de l’école.  À ce jour, l’ALVF a suscité la création de  12  Associations de Dénonciation de Violences faites aux Filles qui chapeautent 52  écoles,  réparties dans 6 départements de l’Extrême Nord. Elles ont ouvert 10 Centres d’Écoute et comptent  3000 membres actifs dans les Clubs de Fille. 

À partir des informations collectées dans les Centres, et avec le support de l’Union Européenne,  de Cordaid et de GIZ, l’ALVF a produit un document de référence sur l’état des mariages précoces et forcés dans l’Extrême Nord du Cameroun. Ce document sert de base au plaidoyer auprès des décideurs en vue de publier et de mettre en application les textes de loi interdisant les mariages précoces et forcés et des circulaires facilitant la procédure d’obtention des pièces officielles, dans la région de l’Extrême Nord.

Par ailleurs, les membres de l’ALVF EN  font de multiples interventions dans les médias pour rappeler de refuser toutes  formes  de violence envers les femmes et les jeunes filles camerounaises, pour  valoriser l’éducation des filles et la nécessité pour celles-ci d’avoir un certificat de naissance et un certificat de mariage. Des passages radiophoniques hebdomadaires de sensibilisation en langue officielle et locale sont également rediffusés sur l’ensemble de la Région de l’Extrême-Nord à travers les radios sur tous les thèmes en lien avec la promotion du statut de la fille et de la femme.

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